Délimitation de l'aire d'appellation des bourgogne : l'examen du projet reporté par l'Inao
Prévue demain, jeudi 6 février, l'Institut national de l'origine et de la qualité a retiré de l'ordre du jour l'examen du projet de délimitation de l'aire d'appellation de l'AOC bourgogne. Un projet qui prévoyait de retirer une centaine de commune de l'AOC bourgogne, dont la plupart de celles du Chablisien.
"Une telle dissension"Une décision justifiée car "il y a une telle dissension entre les propositions qui allaient être faites et la position du syndicat des bourgognes que le président du comité national a préféré retirer le dossier à l'ordre du jour et le remettre à plus tard", expliquent les services de l'Inao. Le projet pourrait être présenté lors d'un prochain comité national. Le prochain est prévu en juin.
Mobilisés devant le siège de l'Inao ce jeudiMais les vignerons de Bourgogne ne sont pas rassurés par ce report. "Bien au contraire", assure Bruno Verret, président du syndicat. "Ils ont décidé ça devant la pression, pour pouvoir travailler plus tranquillement". Le viticulteur icaunais y voit un "refus de dialogue". Craignant que le projet ne soit représenté plus tard, plus discrètement il ajoute : "Il faut qu'on soit bons, unis et soudés".
Ainsi, ce jeudi, huit cars et près de 400 vignerons de Bourgogne vont tout de même converger vers le siège de l’Institut national de l’origine et de la qualité à Montreuil, "pour se faire entendre".
En parallèle de cette mobilisation, prévue depuis plusieurs semaines, une délégation composée de vignerons et d’élus devrait être reçue à l’Institut. Parmi eux les Icaunais Noëlle Rauscent, Michèle Crouzet, Dominique Vérien, Guillaume Larrivé, Patrick Gendraud ou encore Marie-Guite Dufay. Cette semaine, président de départements, de région et parlementaires de Bourgogne ont part ailleurs écrit à l’Inao et au gouvernement afin de demander la révision de ce projet.
Le projet. Il prévoyait de retirer plus de 100 communes de l'aire d'appellation, dont 22 communes icaunaises, en grande partie dans le Chablisien. En Bourgogne, 64 communes étaient concernées. Des "secteurs historiques", conteste l’Organisme de défense et de gestion (ODG) des bourgogne, qui avait rendu un avis défavorable en décembre dernier lorsque le projet lui avait été présenté. De son côté, le Beaujolais conservait une trentaine de communes, soit près de la moitié.
Lydia Berthomieulydia.berthomieu@centrefrance.com