Six chiffres pour tout savoir des pêcheurs du Roseau gaillard, à Brive
La transmission est centrale pour le Roseau gaillard, fondé il y a quatre-vingt-dix ans à Brive. Alors que l'association vient de dresser son bilan 2019, voilà six chiffres qui en disent long sur ses activités.
90Depuis le 8 février 1930, le Roseau gaillard réunit les férus de pêche du secteur de Brive. L’Association agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques (AAPPMA) fêtera fièrement cette année ses 90 ans.
Depuis la création de l’AAPPMA du Pays de Brive, les deux associations se partagent le secteur briviste et affichent sensiblement le même nombre d’adhérents. Le Roseau gaillard œuvre côté basse Vézère-Auvézère, les Pêcheurs du pays de Brive côté Corrèze.
1.000C’est en direction de l’avenir, et plus précisément de la jeunesse que les membres du roseau gaillard tournent leur attention.
« Je formule le vœu que notre association reste une des plus importantes associations de pêche du département, par l’esprit qu’elle fait passer auprès des jeunes. »
Il faut dire que l’atelier pêche nature, dont le rôle est de transmettre les gestes et la passion de la pêche aux jeunes générations, fait l’objet de toutes les attentions des bénévoles de l’association. La structure y consacre chaque année un budget d’environ 1.000 euros.
249Alors que la tendance générale est plutôt à la baisse, de l’ordre de 3 à 4 % la saison dernière, le nombre de pêcheurs en herbe guidés par le Roseau gaillard est impressionnant. Lors de la saison passée, l’AAPPMA a recensé officiellement 1.029 adhérents statutaires, dont 138 jeunes âgés entre 12 et 18 ans. L’association peut aussi s’appuyer sur 211 jeunes de moins de 12 ans.
1,4L’été dernier, au moulin de Lissac, au lac du Causse, les enfants ont ainsi pêché un silure long d’1,4 mètre. Il y a fort à parier que cette partie de pêche fera partie des souvenirs qui restent.
« C’est ça qui est important, souligne le président. Sur tous ces jeunes, on sait bien qu’ensuite, il y aura la puberté, les études, la vie de famille… Mais on peut penser qu’à 40 ans, certains se souviendront du plaisir qu’ils avaient eu à pêcher et s’y remettront. »
Sécheresse. « Nous avons eu de la chance, dans le bassin de Brive, rappelle le président du Roseau gaillard. Nous n’avons pratiquement pas eu de ruisseau à sec et au bord de la Corrèze, il y a eu quantité d’alevins. Mais je ne m’en réjouis pas », insiste-t-il, conscient des difficultés auxquelles fait face la haute Corrèze.
32Le déversement de poissons est la principale dépense de l’AAPPMA. « Nous mettons 320 kilos de truite à l’ouverture, de la fario et du saumon de fontaine », précise le président du Roseau gaillard. Car la truite fut le poisson roi des rivières de la Corrèze.
« Avant, on trouvait des truites en abondance dans les ruisseaux, puis ça s’est raréfié », confirme le président Michel Boiroux. La faute à la qualité du milieu qui s’est dégradée. L’ouverture est prévue cette année le 14 mars.Pour les amateurs de truite, un parcours de loisirs est en place à Donzenac, sur la Couze de Larche. Il est régulièrement approvisionné en truites arc-en-ciel : cinq déversements de 70 kilos chacun s’y déroulent à chaque saison.
0Le Roseau gaillard est confronté depuis trois ans à une invasion de lentilles d’eau dans le grand étang de Saint-Pantaléon-de-Larche, une ancienne ballastière que l’association loue. « Cette année, nous avons décidé de ne plus l’utiliser, explique le président, Michel Boiroux. On conservera simplement le petit étang du Piaf. » Aucun poisson n'y sera donc pêché.
Photo d'illustration Pour compenser la perte de cet espace de pêche aux carnassiers, l’AAPPMA a accepté la proposition de la municipalité d’Ussac, concernant le plan d’eau du Griffolet. Il est ouvert aux promeneurs et l’association y fera prochainement installer des panneaux qui expliquent de quelle manière la pêche y est encadrée. Ce site sera plutôt fléché pour une pêche de loisirs en « no kill ». Les pêcheurs y trouveront carpes, sandres, brochets et black-bass.
Le petit étang du Piaf permet, lui, de ferrer black-bass, sandres, brochets, carpes et poisons blancs : « il y a quelques perches ».
Pomme Labrousse