Des rendez-vous de choix d’ici la fin de saison
Le théâtre en haut de l'affiche
«Le théâtre demeure le premier choix du public », affirme Gérard Bono, le directeur de la Scène nationale d'Aubusson.
Le théâtre a régulièrement les honneurs de la programmation de la scène mais en cette partie de saison il trouve une place privilégiée. Il demeure une discipline des plus attractives qui, pour Gérard Bono, « dévoile des contenus toujours en relation avec nos vies quotidiennes et nos réflexions sociales ».
De l'intime au socialLes grands rendez-vous de théâtre vont se succéder dans les prochaines semaines.
Il y aura d'abord « Quais de scène » d'Alexandra Badea sur la période contemporaine de la guerre d'Algérie (jeudi 6 février).
Puis, ce seront des découvertes de soi, comment répondre individuellement à l'injonction de réussir absolument sa vie professionnelle et personnelle avec « Rester dans la course » de Marilyne Lagrafeuil (jeudi 12 mars).
Avec « Pas pleurer » (mardi 17 mars) on retrouvera la Guerre d'Espagne, un pays qui révèle encore 50 années après la guerre des déchirures familiales et sociales.
Avec « Saint-Félix » d'Élise Chatauret (jeudi 9 avril), on verra comment le monde urbain rencontre un monde rural tellement fantasmé mais encore bien ancré dans le patrimoine commun.
Les problématiques éducatives apparaissent dans « La dispute » de Mohamed El Khatib où des enfants (dont de jeunes Aubussonnais) interpellent des adultes sur leurs divorces et leurs séparations, ainsi que sur les conséquences qu'eux enfants subissent.
On retrouvera enfin le grand Jacques Vincey dans « L'île aux esclaves » de Marivaux les 4 et 5 mai. Il sera question dans cette pièce de la jeunesse, du désordre amoureux et des rapports entre les classes sociales.
« Le théâtre révèle la présence des démons qui nous habitent »« Sur le mode tragique, sur le mode comique, tous ces spectacles témoignent de la vivacité de la création théâtrale. Ces spectacles contemporains souvent empreints d'humour, de décalage, n'excluent pas la légèreté et la dynamique des propos », constate Gérard Bono.
Il ajoute : « Le théâtre révèle, comme la littérature, la présence des démons qui nous habitent et que nous avions oubliés. Ils révèlent également nos peurs collectives face à l'inconnu des mondes nouveaux ».
Pratique. Renseignements au 05.55.83.09.09.