Quels sont leurs arguments pour apprendre le grec et le latin ? Des étudiants de Lettres classiques invités au lycée d'Ambert
Lundi dernier, trois étudiants en Lettres classiques de l'Université Clermont Auvergne étaient présents au lycée Blaise-Pascal d'Ambert. Leur mission : venir parler de leur passion pour les langues anciennes que sont le Grec et le Latin.Colline, étudiante en 3e année de licence Lettres classiques, a toujours été très intéressée par l'Antiquité : « Petite, je voulais être archéologue. J'ai commencé le latin au collège et le grec au lycée. Et maintenant, je me dirige vers une carrière d'enseignante chercheuse ».
Trois témoignages pour faire son choixPour Romain, en 2e année, c'est la passion de la mythologie qui a orienté ses choix. « J'aimerais être prof de français et de grec, annonce-t-il. J'étudie le grec depuis le collège, mais j'ai commencé le latin seulement à l’université ». Maëlys, elle, voulait comprendre les racines du français pour mieux le maîtriser. « J'ai un véritable amour pour le grec ancien », avoue-t-elle.
Les trois jeunes gens avaient rendez-vous avec les collégiens de 3e hellénistes de Jules-Romains, et latinistes de Saint-Joseph ainsi qu'avec les lycéens qui ont choisi d'étudier le grec et/ou le latin. Une première qui a été initiée par Denis Couturier, professeur de français au lycée et qui enseigne aussi à l'université :
Ces matières sont mises en valeur dans le nouveau bac. On est dans une logique de valorisation. Et avec cette rencontre, on a voulu présenter la licence de lettres classiques pour montrer la continuité qui existe entre lycée et études universitaires
« Ça n'est pas rébarbatif »Une présentation qui a permis aux étudiants de parler de leur association ACDC (Association culturelle des Classiques) qui organise des manifestations festives autour de leurs spécialités : « Ça n'est pas rébarbatif, assurent-ils. On fait des jeux de piste, des soirées, une journée Cupidon pour la Saint-Valentin, des concerts où on traduit des chansons modernes en grec ancien ». Et ils précisent aussi que « ce n'est pas parce qu'on va en Lettres que l'on finit forcément dans l'enseignement ». Des propos qui visent à faire aimer les langues et cultures de l'Antiquité aux futurs étudiants : « Et même si vous n'avez jamais fait de grec ou de latin, vous pouvez aller en Lettres classiques », précisent-ils.