Comment la blanchisserie de l'APM de Montluçon nettoie 1,2 tonne de linge par jour ?
Depuis six ans, une équipe de quinze salariés reconnus travailleurs handicapés, de l'Atelier Protégé Montluçonnais (APM) se charge de nettoyer le linge sale des entreprises de l'Allier et des régions voisines.
À partir de 7 h 30, et jusqu'à 16 h 30, l'équipe, majoritairement féminine, trie, lave, repasse et range les linges de l'école de la gendarmerie de Montluçon, de gîtes de la région, de plusieurs Ehpad et des tenues d'Adisseo de Commentry et du Sictom. Au total, cela représente 1,2 tonne de draps, housses, serviettes et tenues professionnelles par jour.
Arrivée du linge dans la zone saleL'équipe trie le linge avant de le mettre dans les machines. Photo Cécile Champagnat.Première étape dans la blanchisserie : la réception des linges dans la zone sale. Avant de les envoyer en machine, les employés trient le linge, en fonction des entreprises, mais également en fonction des programmes qui vont être utilisés.
« Nous avons une machine pouvant accueillir 70 kilos de linge, une de 35 kilos, de 25 et de 18 », détaille Thierry Rougeron, directeur du secteur Enfance et Travail de l'APM de Montluçon. Au total, l'équipe fait tourner entre six et huit machines par jour.
Pliage et repassage dans la zone propreUne fois le linge nettoyé, les équipes de la zone propre se chargent de plier le linge et de le classer. Photo Cécile Champagnat.Une fois la machine finie, c'est du côté de la zone propre que le linge atterrit. Dans cette salle qui avoisine les 25 degrés l'hiver, une équipe d'une dizaine de personnes s'occupent de trier le linge et ensuite, à l'aide des machines, de les repasser et les trier.
« Nous avons investi dans des outils aidant les employés dans les tâches les plus pénibles », explique Jérôme Gourbé, responsable du site. Ainsi, il suffit de mettre le drap dans la machine, et celui-ci ressort lisse et plié. Un gain de temps et d'énergie pour ces employés souffrant d'un handicap.
Envoi vers les clientsScanner les linges permet une traçabilité complète des produits pour le client. Photo Cécile Champagnat.Avant que le linge soit déposé chez les clients, l'équipe se charge de scanner, à l'aide des code-barres, les tenues des différentes entreprises. « Tout est rangé par ordre alphabétique pour que ce soit plus simple pour les clients. Les employés n'ont plus qu'à se servir », précise Thierry Rougeron. Cela vaut aussi pour la traçabilité du linge, chaque structure peut savoir quel programme a été utilisé, quel jour et à quelle heure.
Deux à trois fois par semaines, les chauffeurs vont déposer les linges propres et récupérer les linges sales aux différentes structures professionnelles montluçonnaises et des environs.
Sarah Ciampa