Les salariés du centre d'appels Tellis à Favars en grève pour les retraites et les salaires
Des salariés de Tellis, le centre d'appels de Favars (Corrèze) sont en grève. Ce mardi matin, depuis 8 heures, une quinzaine d'entre eux tracte dans la zone des Alleux et devant l'entreprise qui compte environ 300 employés. Un café est là pour les réconforter.
Bruno Delaunay, délégué CGT, explique les raisons de la colère. "On est là par rapport à la journée de mobilisation pour les retraites mais on y associe les autres difficultés auxquelles on est confronté". A savoir le pouvoir d'achat et les salaires car "tout est lié".
Dans l'entreprise, les NAO (négociations annuelles obligatoires) débuteront lundi 9 décembre. Les grévistes demandent une augmentation immédiate de salaires de 160 euros brut par mois. "Il est inadmissible de voir aujourd'hui des salariés embauchés au Smic avec pour seule perspective d'avenir le SMIC à vie", dénonce Bruno Delaunay.
"On rentre au Smic et on ressort au Smic"Les syndicalistes en veulent pour preuve Dominique, doyenne de l'entreprise. "Elle a 67 ans. Elle a eu une carrière hachée. Elle est dans l'entreprise depuis 18 ans et n'a pas vu son salaire évoluer".
"On rentre au SMIC dans cette entreprise et on ressort au SMIC. On n'est pas loin du seuil de pauvreté", grogne Vincent Davidou, de la CGT Tellis.
La CGT dénonce aussi le discours de la direction qui avance "la compétitivité pour ne pas revaloriser les salaires. Elle dit qu'elle est en compétition avec les centres d'appels à l étranger où la main d'oeuvre est moins chère", poursuit le cégétiste.
Selon la direction, "seules trois personnes de l'entreprise, sur 320 salariés ont participé au piquet de grève qui avait été levé à 10 heures."
En fin de matinée, ces grévistes du privé rejoindront Tulle et la gare où est établi le point de ralliement, avant de gagner Brive à 13 heures en opération escargot pour la grande manifestation départementale".
Laetitia Soulier