Qui est Dominique Christian candidate radicale à l'élection municipale à Tulle ?
Soutenue par le sénateur Chasseing, et alors que son nom circule depuis plusieurs mois, Dominique Christian ne pouvait pas taire sa candidature plus longtemps. C’est donc officiel, la Tulliste se lance dans la bataille des municipales à Tulle.
Son parcours
À 65 ans, retraitée depuis 3 ans, elle est candidate, pour la première fois, dans cette ville qu’elle a découverte en 1996 en devenant directrice de l’action sociale au Conseil général, sous la présidence de Jean-Pierre Dupont. Avec son mari et ses deux enfants, elle achète une maison et reste 4 ans en poste. Elle part ensuite vers de nouvelles aventures professionnelles.
Issue de l’école nationale de la santé publique, elle occupe plusieurs postes de directrice des affaires sanitaires et sociales dans le Cher ou dans les Pyrénées-orientales. Elle enchaîne dans le corps préfectoral en étant notamment sous préfète à Sarlat (2011) et Arcachon (2014).
Je ne suis pas née sous-préfète
Mais, depuis 23 ans, Tulle demeure le berceau familial de cette femme de caractère, née à Dijon. "Je ne suis pas née sous-préfète, dit-elle. J'ai grandi dans un quartier populaire. Ma grand-mère faisait les marchés". Elle ne veut pas oublier d'où elle vient.
Sa motivation
Cette candidature à Tulle, Dominique Christian y pensait depuis un moment. « Je me suis décidée en septembre, désireuse de faire quelque chose pour ma ville », lâche-t-elle. Elle a intégré le Parti radical en 2017. Parti du sénateur Chasseing « qui était vice-président au Conseil général lorsque j’y étais. J’ai beaucoup travaillé avec lui sur l’action sociale et je n’ai jamais coupé les ponts. Il m’a parlé du parti radical où le social a un vrai rôle. C’est un parti humaniste, ouvert sur l’Europe ».
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À Tulle, « je ne sens pas de dynamisme économique. Il y a un sentiment d’insécurité, je vois la paupérisation de la population », dit-elle.
Sa liste
Nul besoin d’être encarté pour figurer sur sa liste en cours de finalisation. Pour le moment, la parité s’y réalise sans mal. « Ma liste est très ouverte. Elle est d’intérêt général, avec des sensibilités diverses et variées », confie-t-elle. Si beaucoup sont « neufs », l’ancienne sous-préfète a aussi eu quelques contacts avec des membres de l’équipe sortante, majorité et opposition. Mais elle n’en dit pas plus à ce stade.
Par correction, elle a rencontré il y a quelques semaines Raphaël Chaumeil, leader de l'opposition, pour lui indiquer son intention de faire une liste. "Je ne sais pas s'il va en monter une. Je considère qu'on apporte un choix supplémentaire à la population. C'est la démocratie".
Son projet
Dominique Christian le voit à court et moyen terme.
À court terme, elle pense à la vie quotidienne avec la propreté et la salubrité. Au rang de ses sujets, la prévention et la sécurité. Favorable à une police municipale, « pas forcément armée », elle estime que le projet doit se réfléchir et se travailler notamment avec la police nationale.
A moyen terme, elle souhaite aussi travailler à l’accessibilité de la ville, tant sur la circulation que sur les services publics. Mais son fil rouge, il est économique.
Je veux essayer de redonner envie d’entreprendre, tendre la main aux PME
Garder celles que l’on a et aller en chercher d’autres ». Le développement durable occupe aussi une place importante dans son programme. De l’aide aux habitants à installer un compost dans le jardin jusqu’à favoriser l’installation de jeunes agriculteurs en maraîchages et imaginer des pépinières d’artisans.
Nourrie de son vécu professionnel où elle accompagnait les élus, Dominique Christian promet de taper aux bonnes portes. « Le maire d’une commune doit travailler avec le préfet, le Département, la Région, pour aller chercher des subventions ». Reste encore à boucler la liste.
Laetitia Soulier