Une troisième boutique Jalouse(s) rue Saint-Genès à Clermont-Ferrand
Jalouse(s), troisième du nom, a ouvert. Avec un nom qui sonne bien : « Aux pieds nus ». Comme la comtesse ? Alors sans le côté amer de la référence. Peut-être plus façon conte de fée d’aujourd’hui dans une vie pas facile tous les jours… où il vaut mieux être bien chaussé.
Et Audrey Fontbonne l’est, bien chaussée. Depuis 2010. Et l’ouverture de sa première boutique Jalouse, au 25 de la rue Saint-Genès, à Clermont-Ferrand.
Le conseil avant toutSon credo : « Le conseil avant tout. Mes vendeuses sont formées ». Pour le reste : « Des petits créateurs, des petites quantités et des tendances en exclusivité ».
Dans la deuxième boutique, Jalouse(s) Very nice thing(s), ouverte en 2017 au 25 b de la même rue, même recette, « en focalisant sur deux marques coups de cœur ». En plus des vêtements et accessoires, il y a quelques chaussures.
Je me suis alors aperçue qu’il y avait une réelle demande de ma clientèle pour ce type de produit. Qu’il y avait de quoi faire avec des créateurs. Et qu’enfin, sur le plateau central, il n’y avait pas tant d’offres que ça
Style citadin Il n’en fallait pas plus pour qu’Audrey Fontbonne saisisse l’occasion d’un pas-de-porte qui se libère au 21 de la rue Saint-Genès. « Je n’avais rien planifié », confie-t-elle.
« Je me suis installée en 2010 parce que je voulais être libre. Libre de vendre des choses que j’aime, des vêtements auxquels je crois et les présenter dans des boutiques qui me ressemblent, des concepts stores avec des accessoires, de la déco. Pour Very nice thing(s), j’ai voulu approfondir mon partenariat avec deux marques en particulier, l’une espagnole, l’autre française. C’est un peu la même logique pour les chaussures. Des rencontres avec des créateurs et des modèles qui me correspondent ».
Une quinzaine de marques. Toutes sont françaises, « sauf une qui est danoise »Au total, dans la boutique Jalouse(s) aux pieds nus, elle travaille avec une quinzaine de marques. Toutes sont françaises, « sauf une qui est danoise », rectifie la patronne. Le style est plutôt citadin, complémentaire de l’offre prêt-à-porter.
Le tout est présenté dans une boutique entièrement refaite où les magnifiques clefs de voûte en pierre de Volvic sont mises en valeur par des murs blancs et une déco épurée.
L’objectif est affiché : la qualité plus que la quantité. Mais à prix modérés, une moyenne de 120 à 150 euros la paire. Le tout en préservant la variété puisque l’on trouve aussi bien de la bottine que de l’escarpin ou de la basket.
« La collection est bien accueillie »« La collection est bien accueillie, se réjouit Audrey Fontbonne, les retours des clients sont plutôt bons ».
De quoi la rassurer, parce que sa petite affaire est aujourd’hui une belle PME : « Une équipe de sept personnes dont quatre salariés à plein-temps ».
La suite ?« Un site internet est en préparation. Il devrait être en ligne d’ici la fin du mois. Il sera marchand ». Elle est prudente. Julien, son mari, vient de rejoindre l’entreprise pour l’aider sur ce volet et sur l’administration : « C’est vrai que l’on ne sait pas trop qu’elles peuvent être les conséquences pour nous », ajuste-t-il.
« Et je veux rester sur mon concept du conseil avant tout, insiste Audrey. Ne pas me laisser phagocyter par une vente en ligne d’autant que je ne vends que ce que j’ai en boutique. Je ne fais pas de réserve ».
Une vitrine dynamiqueAprès, convient-elle, « on ne peut plus trop faire l’économie de ce type de démarche. C’est une vitrine dynamique pour mettre en valeur notre travail. C’est aussi une boutique ouverte 24 heures sur 24 qui permet au client de venir, d’essayer, d’hésiter et de finaliser l’achat tranquillement de chez eux le dimanche soir ». Et de toucher des clients dans toute la France.
Quel chemin parcouru depuis 2010 !
Cécile Bergougnoux