Le Marché solidaire lance, dimanche 10 novembre, le Festisol, à Brioude
Si le Festival des solidarités (Festisol), est un événement national, il est, à Brioude, surtout l’occasion de voir s’unir autour de plusieurs événements dix associations locales de toutes les sensibilités ayant pour point commun leur esprit solidaire.
La particularité de la région de Brioude, c’est que malgré leurs différentes origines, ces associations travaillent ensemble. Et ici, c’est une force
Il s’agit de plus d’une opportunité pour elles de se rencontrer et de tisser des liens afin, pourquoi pas, d’organiser d’autres manifestations. Pour l’édition 2019 du Festival des solidarités, le collectif a préparé un programme articulé autour de quatre rendez-vous.
Les dix associations du collectif Solidarité en Brivadois.Secours populaire français, Secours catholique, Amnesty international, Comité brivadois de soutien aux opprimés, Terre solidaire, ALIS Trait d’union, Solidarité paysans 43, Léo-Lagrange, Consommation logement et cadre de vie Brioude et Réagir 43.
Le plus emblématique, le Marché solidaire, qui rassemble tous ces différents acteurs, a lieu ce dimanche 10 novembre, de 11 à 18 heures, à la salle polyvalente de Brioude. Ce marché permet, d'une part, aux gens de trouver des cadeaux qui sortent de l’ordinaire et, d'autre part, de faire connaître les associations du collectif, leurs évolutions, leurs actions et leur but. Et dévoiler ainsi au public les difficultés qui frappent certaines populations en France et dans le Monde.Photo d'archives
Ce marché solidaire, dont l’accès est gratuit (un casse-croûte payant est possible le midi sur réservation), proposera aux visiteurs des produits issus du commerce équitable et de l’artisanat solidaire : cafés, thés, chocolats, épices et huiles, écharpes, pulls, gilets, cadeaux, paniers, livres, jeux, calendriers, agendas, cartes postales…Pratique. Un déjeuner (casse-croûte) est possible sur place, à 9 € et à réserver auprès de Michel Perrin, au 04.71.50.01.85.
Une soirée autour de la fondation polonaise BarkaLe Festisol se poursuivra par un débat avec la fondation polonaise d’aide mutuelle Barka (la barque). Sept personnes de l’association seront présentes mercredi 13 novembre à la salle Allier de l’Instruction, à partir de 20 h 30, dont la fille du fondateur. La fondation a fêté cette année son 30e anniversaire. Elle héberge et restabilise, restructure, par le travail, des personnes esquintées par la vie (addiction à l’alcool, la drogue…).
Après la présentation, par ses membres, de l’association qui prend en charge près de 2.000 personnes sur une trentaine de sites en Pologne, la soirée, gratuite, abordera une question plus large : Est-ce que ce modèle est transposable dans d’autres pays ?
Leur modèle économique pourrait être un modèle de société future, où on met l’argent au bénéfice de l’homme et pas l’homme au bénéfice de l’argent
Une projection débat avec Solidarité paysans 43Dans la foulée de son succès national, le film Au nom de la terre, d’Édouard Bergeon, jouera les prolongations au cinéma Le Paris à Brioude, vendredi 22 novembre, à 20 h 30. La projection sera suivie d’un débat animé par Solidarité paysans 43 (séance à 5,50 €).
Le synopsis : "1979. Pierre a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire sa fiancée et reprendre la ferme familiale. 1996. L'exploitation s’est agrandie, la famille aussi. C’est le temps des jours heureux, du moins au début… Les dettes s’accumulent et Pierre s’épuise au travail. Malgré l’amour de sa femme et ses enfants, il sombre peu à peu… Construit comme une saga familiale, et d’après la propre histoire du réalisateur, le film porte un regard humain sur l’évolution du monde agricole de ces 40 dernières années."
Une troisième soirée des migrants avec l'association Léo-LagrangeLe Festival des solidarités à Brioude s'achèvera vendredi 29 novembre, à la Halle aux grains, à partir de 20 h 30, avec la troisième Soirée migrants.
Le rendez-vous, préparé et animé par l’association Léo-Lagrange, ses encadrants, ses bénévoles et des réfugiés passés ou présents au centre de Saint-Beauzire, permettra d'en apprendre un peu plus sur le Centre Léo-Lagrange pour l'accueil et l'entraide des réfugiés réinstallés. « Il s’agira de présenter l’évolution de la structure d’accueil de Saint-Beauzire », explique Michel Perrin.
"Moi aussi, j'ai été vendu": les réfugiés accueillis en Haute-Loire racontent leur exode (2017)
La soirée sera notamment l'occasion d'entendre des témoignages de gens qui ont été régularisés ou qui sont en attente de l'être. Et elle sera également l'occasion de se retrouver autour de musique et de danses.
Pierre Hébrard