Rallye automobile : le top départ du Creusekistan classic a été donné à la Souterraine (Creuse)
Sur la route du Creusekistan classic, on croise toujours des passionnés et de plus en plus de passionnées. Pour preuve, l’arrivée fracassante de Martine Gamus et Marie-Joëlle Guérin, dans leur Mini verte. L’une est Creusoise, l’autre est Parisienne. Martine, la pilote, est toute excitée parce qu’elle va vivre cette aventure avec son amie d’enfance qu’elle vient de retrouver. « Ce qui me plaît aussi avec la Mini, c’est son esthétique et son histoire, c’est une voiture de légende. »Photo Alex Overton
Formes généreusesMais les copines ne sont pas les seules à être fans de Volkswagen. Julien Guyot, 44 ans, expose sa rutilante Choupette, aux formes généreuses. Le Parisien amène toute sa petite famille avec lui, femme, enfant et belle-mère… Et en voiture Simone ! Mais avant cela, il prend le temps de saluer les autres habitués, comme lui. Jacky Morel, qui vient du Cap Ferret, est en train de garer avec délicatesse sa Porsche 356. Fidèle au rallye creusois, il fabriquait ses propres Buggy Volkswagen alors qu’il n’était encore qu’un lycéen. « Je n’ai manqué que deux éditions. On découvre la Creuse qui est très belle, les chemins… La France est un pays magnifique, même s’il est habité par des cons. »Photo Alex Overton
Si l’ami Jacky est un autodidacte de la mécanique auto, Luc Chambraud, le local de l’étape, est un ancien mécano qui touche sérieusement sa bille. D’ailleurs, il n’est pas venu seul mais avec sa 304 Coupé et sa boîte à outils au cas où il faudrait dépanner un petit jeune… Un petit jeune comme Romain Janvier, 37 ans, qui roulera dans une Alfa Roméo Montréal.
Pour Romain, Creusekistan rime avec voyage dans le temps. « Cette voiture, la seule européenne présentée à l’Exposition universelle de Montréal en 1967, représente une époque où tout était possible, comme dans la musique des années 1970 d’ailleurs. Les créateurs s’autorisaient plus de choses. On ressent des émotions qu’on ne vit pas avec les voitures modernes. »Photo Alex Overton
La panneVoilà un discours qui parle à Jean-Paul Brunerie. Le vieux routard creusois et animateur du week-end vibre à l’unisson avec Romain, au volant de sa Triumph TR4. « Il y a tellement de sensations : le plaisir de conduire, les odeurs de mécanique et de moteur. Mais aussi le charme de la panne. » Parce qu’on n’est jamais vraiment certain d’arriver avec ces vieilles dames… « Il y a la recherche de la panne. Quand on la trouve. La réparation. Puis lorsqu’on pose les coudes sur un comptoir, fatigué, pour raconter ce qui s’est passé. Le mythe commence avec la panne… »
Les belles voitures du Creusekistan classic sillonneront la Creuse les 22 et 23 juin (2019)
Virginie Mayet