Comment la ville espère faire diminuer les dépôts sauvages d'ordures à Montluçon
Trois mois après la campagne de sensibilisation contre les déjections canines, la ville de Montluçon monte au créneau contre les dépôts sauvages d'ordures sur la voie publique.
De quels déchets s'agit-il ?Il s'agit des dépôts sauvages d'ordures sur la voie publique. Natasha Brzustowicz, responsable du service nettoiement à la mairie de Montluçon, les référence en trois catégories :
en zone résidentielle, les poubelles qui sont déposées dans la rue en dehors des conteneurs ; les dépôts d'ordures en dehors des emplacements autorisés, comme régulièrement quai Louis-Blanc et place de la Fraternité, où les agents sont obligés de passer « une fois par semaine voire une fois par jour » ; les dépôts sur les trottoirs de gros meubles comme les armoires ou les réfrigérateurs « qui sont considérés comme une mise en danger de la vie d'autrui. »On arrive à un point de rupture. Quand la pédagogie ne marche pas, on passe au répressif.
Quelles conséquences pour la ville ?La gestion de ces dépôts sauvages génère la mobilisation de quatre équipes du service nettoiement de la ville (trois équipes fixes et une équipe mobile), soit 25 personnes. Tout au long de l'année, ils consacrent plus de 300 heures au ramassage de ces déchets. Le coût annuel de l'opération n'a pas été calculé précisément, mais le phénomène inquiète. « On ne constate pas forcément d'augmentation, mais il n'y a pas de diminution non plus, explique Natasha Brzustowicz. Les dépôts dus aux déménagements ou aux travaux sont en augmentation, la nature des dépôts changent », ajoute-t-elle.
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Quelle procédure est mise en place ?La ville a engagé, depuis le 1er juin dernier, une procédure d'identification des auteurs de ces dépôts sauvages, afin d'appliquer des sanctions. Les contrevenants s'exposent désormais à des amendes allant de 35 à 135 euros (définies par le ministère de l'Intérieur). Celles-ci pourront être majorées « en fonction du nombre d'agents qui se déplacent, du tonnage, etc... », précise Pierre Laroche.
Les ASVP sont désormais autorisés à se rendre directement sur place pour débuter une enquête et ouvrir les sacs ou chercher le moindre indice qui puisse aider à l'identification. Le but est de pouvoir retrouver le contrevenant (nom, adresse, etc.) qui sera ensuite convoqué par la police. « Ça a permis d'alléger la procédure qui avant passait par une plainte contre X. » Un premier contrevenant a d'ailleurs déjà été identifié par les services de nettoiement.
Quelles alternatives aux dépôts sauvages ?La ville rappelle que deux déchetteries, d'accès gratuit pour les particuliers à hauteur de 26 passages par an, sont situées aux environs de Montluçon et sont ouvertes six jours sur sept. L'une dans la zone industrielle de Chateaugay à Domérat, l'autre dans la zone industrielle du Pont-Vert à Prémilhat.
Thomas Ribierre