Elections européennes: la vraie représentativité des formations politiques…
Ce taux d’abstention témoigne toujours du désintérêt des citoyens envers une institution qu’ils peinent à comprendre et jugent éloignée de leurs préoccupations, même si les prérogatives du parlement se sont légèrement accrues ces dernières années…
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La liste des écologistes (EELV) a connu un certain succès (13,47%) bien que son score soit inférieur à ce qu’avait obtenu Daniel Cohn-Bendit le 7 juin 2009 avec 16,28%, soit le plus haut score jamais réalisé par un parti écologiste à une élection européenne en France. Mais ce vote est d’abord un vote refuge (« Home »), les élections européennes ayant déjà servi à des échappatoires pour des votes éphémères qui ne se sont pas reproduits ensuite lors des autres élections. Cela laisse les écologistes entièrement devant leur choix face à la gauche demain et notamment aux alliances en vue des prochaines élections municipales et régionales.
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Avec 8,48%, la Droite obtient son plus bas score depuis le début de la 5ème République en 1958. Pris en tenaille entre le RN d’une part et LREM, François-Xavier Bellamy n’a pas su convaincre les électeurs de droite en refusant notamment l’étiquette de souverainiste. Sa position à titre personnel contre l’IVG et dans les derniers jours de la campagne son soutien à la mère de Vincent Lambert ont réduit le socle de ses électeurs potentiels.
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Avec 6,31%, la France Insoumise, qui rêvait d’être le parti opposant numéro 1 à Emmanuel Macron, paye d’abord les comportements personnels de J.L. Mélenchon dans l’affaire des perquisitions et les nombreuses tergiversations stratégiques entre la ligne » populiste » de gauche, portée par des personnalités comme François Cocq et Djordje Kuzmanovic, et la ligne d’ouverture à gauche incarnée par le choix de Manon Aubry, ex-militante de l’UNEF et responsable de l’ONG Oxfam. Son ambiguïté à propos de l’Union européenne, de la sortie des traités sans dire comment et de la sous-estimation des problèmes migratoires ont précipité sa chute électorale.
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Avec seulement 6,19%, la liste PS-Place Publique arrive en 6ème position. Mais si la confrontation de fond pour répondre à l’immense crise du système financier, entre une Europe de droite, libérale et une Europe de gauche, sociale, n’a pas eu lieu, c’est avant tout la faute du PS, de son programme trop timoré et à l’immense hypocrisie de Raphaël Glucksmann qui avait voté pour Nicolas Sarkozy en 2012 et Emmanuel Macron en 2017. En réaction, une forte proportion d’électeurs socialistes a finalement voté pour les listes d’Europe-Ecologie et une petite minorité pour la LREM.
Abstention : 49,88 %
Bulletins blancs : 1,16 %
Bulletins nuls : 1,11 %
Total suffrages non exprimés : 52,15 %
Total suffrages exprimés : 47,85 %
Rassemblement national (RN) : 5 281 576 voix, soit 11,15 %
Europe Ecologie les verts (EELV) : 13 052 406 voix, soit 6,44 %
Les républicains (LR) : 1 920 530 voix, soit 4,05 %
La France Insoumise (LFI) :1 428 386 voix, soit 3,01%
Pati socialiste-Place Publique (PS-PP) : 1 401 978 voix, soit 2,96%
En comptant les électeurs non-inscrits, cela fait encore moins !