Créé par Roland Chevaleyre en 1991, l’événement sera à nouveau proposé la veille des Fourmofolies
Le radio-crochet sera de retour cet été
La chanson, c'est un domaine que Roland Chevaleyre connaît, c'est le moins que l'on puisse dire. À 17 ans, il est « repéré » lors d'un radio-crochet à Saint-Anthème et part passer une audition pour intégrer le célèbre Petit Conservatoire de Mireille. « Nous étions 800 au départ et il y avait 10 places, relate-t-il. J'ai finalement terminé 7 e. J'avais beaucoup à apprendre ».
Avec Françoise Hardy, Serge Lama, Alice DonnaC'est lors de cette formation de haut vol que Roland Chevaleyre va côtoyer Serge Lama, Alice Donna et surtout Françoise Hardy avec qui il travaillera pendant trois mois et fera même une émission en direct. « Nous sommes toujours en contact avec Françoise, confie-t-il. Elle avait même envisagé de venir si le radio-crochet avait eu lieu l'an dernier ».
Cette carrière qui s'annonçait prometteuse a tourné court suite à de graves problèmes de santé. Après son rétablissement, Roland Chevaleyre s'est définitivement détourné du monde du show-biz pour embrasser le métier d'infirmier. Quelques années plus tard, il revient à Ambert où il crée avec son frère Christian « La Taverne », pizzeria qui sera un des lieux emblématiques de la vie ambertoise pendant plusieurs décennies.
800 spectateursMais sa passion pour la chanson ne l'a jamais vraiment quittée. Et c'est pour la faire partager qu'il décide en 1991 d'organiser un radio-crochet en plein cœur de l'été. Une animation qui va, dès la première édition, réunir quelque 800 spectateurs. Un record pour la cité ambertoise et surtout un succès qui ne va pas se démentir au fil des années.
Le radio-crochet devient très vite le rendez-vous incontournable des soirées estivales. Ambiance familiale, terrasses qui se remplissent autour de la petite scène sur la place Saint-Jean, public reprenant les standards en chœur, tous les ingrédients d'une animation réussie sont là. Roland Chevaleyre assure la présentation des candidats, et intervient lui-même en entonnant des grands classiques de la chanson française tels que La mama de Charles Aznavour. Il gratifie aussi le public d'une petite démonstration de castagnettes digitales dont il a le secret.
Un opus 2019 organisé la veille des FourmofoliesFort de ce succès, Roland Chevaleyre prend toutefois la décision de « passer la main » et de confier son « bébé » au CICA. C'est alors Mathieu Voldoire qui prend le relais. « Le radio-crochet a disparu il y a deux ans avec le CICA, déplore Roland Chevaleyre. Depuis, beaucoup de gens m'arrêtent dans la rue et me demandent si cette animation va revenir ». Encouragé par ces sollicitations, celui-ci a voulu relancer ce rendez-vous convivial. « Il a fallu être daru, sourit-il. Mais je relance simplement la machine, après il faudra que quelqu'un prenne la suite. Mais comme j'ai toujours été passionné par la chanson à texte, je voulais de nouveau faire partager cette passion aux autres ».
Roland Chevaleyre qualifie le public ambertois d'hyper-sympa. Car si les vacanciers apprécient ce radio-crochet, il compte de nombreux fidèles parmi les habitants du territoire. « On se doit de recommencer pour le public, affirme Roland. Si il y avait une médaille à décerner, ce serait à lui ».
Seul le public sera jugePour l'opus 2019 qui aura lieu la veille des Fourmofolies, les participants peuvent venir avec un CD ou un instrument de musique pour s'accompagner. « Le mieux reste quand même le chant a cappella », estime l'organisateur. Mais cette fois, il n'y aura ni jury ni gagnant désigné. « Seul le public sera juge, annonce Roland. Moi, je présenterai les candidats et je chanterai deux ou trois titres ». Et Roland promet aussi une démonstration de ses castagnettes digitales qui lui ont valu une participation à Ciel mon mardi de Christophe Dechavanne en 1992. « Ils ont cherché un autre candidat qui faisait la même chose mais n'en ont pas trouvé, explique Roland. L'important c'est le rythme. Même si ce n'est pas facile de faire ça en extérieur, j'essaierai, peut-être sur une musique espagnole ou pourquoi pas, sur Espana d'Emmanuel Chabrier ».
« Je relance simplement la machine, après il faudra que quelqu'un prenne la suite »