Marine Le Pen accuse Nicole Belloubet de l'avoir sciemment conviée trop tard à la visite d'une prison. Le ministère dément.
POLITIQUE - Elle en a gros. Marine Le Pen a exprimé ce jeudi 11 janvier sur Twitter sa colère à l'égard de la locataire de la place Vendôme, Nicole Belloubet.
"La Ministre de la Justice m'a conviée hier à 16h53, via la Préfecture et avec réponse pour 17h, à visiter ce jour un quartier de semi-liberté à St-Martin-Boulogne. Un délai volontairement trop court pour que je sois présente", accuse l'élue du Nord, qui ajoute: "Garde des Sceaux, ou des bacs à sable?".
La Ministre de la Justice @NBelloubet m'a conviée hier à 16h53, via la Préfecture et avec réponse pour 17h, à visiter ce jour un quartier de semi-liberté à St-Martin-Boulogne. Un délai volontairement trop court pour que je sois présente. Garde des Sceaux, ou des bacs à sable? MLP
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) 11 janvier 2018
Sur l'agenda publié le 5 janvier sur le site du ministère de la Justice, apparaît en effet "l'Inauguration du Centre de semi-liberté de Saint-Martin les Boulogne" ainsi qu'un "déplacement au Tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer". Une visite ministérielle qui intervient donc dans le département d'élection de la présidente du FN, mais non dans le secteur géographique de sa 11e circonscription.
Alors, blacklistée par la chancellerie la présidente du FN? L'entourage de la ministre explique au HuffPost que les élus locaux ne sont pas invités par le ministère, mais par les services du préfet. "C'est une invitation de la Préfecture qui part au même moment à tous les élus, quelques jours avant et sans aucune distinction (d'appartenance politique NDLR)", affirme Youssef Badr, porte-parole du ministère de la Justice.
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